Du bio, du local, du sain !

Privilégier le bio, c’est consommer des aliments issus d’une agriculture sans OGM ni produits chimiques de synthèse.

NB : Selon des statistiques établies par l’agence BIO (Agence Française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique), la valeur des achats d’aliments issus de l’agriculture biologique a progressé de 15,7 % entre 2017 et 2018

La santé passe par l’assiette !

Bien manger n’est pas si difficile, avec un peu d’attention et d’un minimum de temps on peut déjouer les pièges de la malbouffe.

Les aliments bio sont-ils meilleurs pour la santé ? Une étude réalisée par Que Choisir (septembre 2019) montre que 74 % des produits non bio analysés sont contaminés par au moins un résidu de pesticide, contre 6,5 % des aliments bio.

Souvent plus riches en vitamines et minéraux, avec une teneur supérieure en antioxydants, les fruits, légumes, céréales, viandes et laitages bio ont tout bon, sauf parfois leur prix un peu plus élevé.

Autre point fort de ce type d’agriculture : elle est plus favorable à l’environnement et au bien-être animal.

Du local..

Le locavorisme vous connaissez ? C’est cette pratique qui consiste à consommer des aliments cultivés dans un rayon de 200 km autour de chez soi, de préférence par des petits producteurs travaillant sans pesticide ou engrais chimiques. les produits étant cueillis à maturité et acheminés plus vite, ils sont plus frais et plus riches en nutriments. Circuit court signifie aussi moins de transport et moins d’intermédiaires, donc un meilleur bilan carbone pour la planète et de meilleurs revenus pour les agriculteurs.

Suivez les saisons..

La bonne idée ? Manger en suivant les saisons. La production respecte les cycles naturels et ce n’est pas seulement valable pour les fruits et légumes, mais aussi pour les fromages ou le poisson. Les aliments ont souvent plus de goût, ils sont moins chers puisqu’ils sont plus abondantes et ils sont aussi plus riches en vitamines et minéraux. Le choix est moins important en hiver, mais les surgelés, les conserves et un recours modéré aux fruits exotiques apportent de la variété.

Moins de transformation, plus de fait maison

Les aliments ultratransformés, ou AUT, composent souvent l’essentiel de nos menus. Cette nourriture industrielle ( plats préparés, charcuterie, saucisses, nuggets de poulet, soupes en sachets, nouilles instantanées, pizzas surgelées, pâtisserie ou biscuits) regorge d’additifs, sel et de sucre cachés.

Utiliser des produits frais et prévoir ses menus ou préparer les plats de la semaine le week-end (le fameux « batch cooking » anglo-saxon) sont autant de pistes qui permettent de manger du « fait maison » plus sain.

Bon gras, sucres et féculents

Non, gras, sucres et féculents ne sont pas nos ennemis ! À condition de distinguer le bon gras du mauvais et les sucres lents des sucres rapides, ils sont même excellents pour la santé.

Du bon gras pour le coeur et les cellules

Les acides gras, ou lipides, se divisent en trois classes : les acides gras saturés qu’on trouve dans les graisses animales (viandes et laitages, mais pas dans les poissons) ; les acides gras poly et mono-insaturés présents dans les huiles, les poissons gras, certaines viandes ou les fruits oléagineux ; les acides gras trans, ou graisses hydrogénées, crées par l’industrie agroalimentaire. S’il est préférable d’éviter ces derniers, on ne peut se passer des autres, nécessaires au renouvellement cellulaire, au transport des vitamines et au bon fonctionnement des systèmes nerveux, cardiovasculaire et hormonal.

Oméga 3 ou 6 ?

Les oméga 3 et 6 sont des acides gras poly-insaturés dits « essentiels », car indispensables aux processus métaboliques. Notre organisme étant incapable de les synthétiser, on ne peut les trouver que dans la nourriture. Les oméga 3, présents dans les huiles de colza, noix ou lin et les poissons gras, ont une action anti-inflammatoire et sont bénéfiques pour le coeur et les fonctions cérébrales. Les oméga 6 stimulent le rôle protecteur de la peau et sa cicatrisation, ainsi que les défenses immunitaires, ils agissent sur la structure des membranes cellulaires et le système nerveux. Notre alimentation est pauvre en oméga 3, mais riche en oméga 6, car les produits d’origine animale, les huiles de tournesol, arachide ou maïs et les noix en regorgent.

Les féculents, des sucres lents

Les féculents sont des végétaux riches en amidon, source de glucides complexes. Ces glucides, assimilés lentement par l’organisme, délivrent de l’énergie tout au long de la journée, au contraire des sucres raffinés (sucre en morceaux ou en poudre, aliments ou boissons sucrés). Céréales, légumes secs, pommes de terre et tous les produits qui en sont issus (pains, biscottes, biscuits, céréales du petit-déjeuner, pâtes, semoule, purée…) font partie de la famille des féculents.

Acide ou basique

Le pH ( potentiel hydrogène) est un paramètre qui permet de mesurer l’acidité ou la basicité (ou alcalinité) d’un liquide. Les constituants de notre corps ne fonctionnent de manière optimale qu’à un PH donné. S’il varie, les cellules ne peuvent plus assurer leur rôle. Le sang est légèrement alcalin et l’estomac plus acide pour dégrader les aliments. Cet équilibre dépend beaucoup de l’alimentation. Fruits, légumes verts et oléagineux ont un effet alcalinisant ; les céréales, le sel, les sucres et les produits d’origine animale sont acidifiants, tout comme le stress. Trop d’acidité peut entraîner des problèmes musculaires, osseux ou rénaux.

Bon à savoir

Les céréales complètes sont meilleures pour la santé, car elles sont plus riches en fibres, vitamines et minéraux, mais il faut de préférence les consommer bio, l’enveloppe du grain retenant tous les traitements chimiques reçus par la plante. Pensez-y quand vous achetez du pain complet.